Vidéo à venir
Une épaule douloureuse peut sembler banale, mais l’examen devient vite flou si l’on empile les tests sans stratégie. Le risque est de conclure trop vite à un conflit sous-acromial ou de manquer une rupture de coiffe significative.
Pourquoi c’est difficile
Jobe, Hawkins, Neer, arc douloureux, testing de rotation externe : chaque test apporte une information partielle. Aucun ne suffit seul. La valeur clinique vient de leur cohérence avec l’histoire du patient.
La méthode en 3 temps
Observer la fonction — comparez amplitude active et passive. Une amplitude passive conservée avec perte active marquée évoque davantage une atteinte tendineuse ou neurologique qu’une raideur capsulaire.
Tester la force — recherchez une vraie faiblesse, pas seulement une inhibition douloureuse. Une perte nette en abduction ou rotation externe, surtout après traumatisme, doit faire discuter une rupture de coiffe.
Interpréter l’évolution — une douleur mécanique sans déficit majeur peut être traitée en rééducation. Une douleur nocturne intense, une perte de force persistante ou un échec bien conduit doivent faire réévaluer.
Ce que vous pouvez faire dès demain
Dans vos bilans d’épaule, séparez toujours trois lignes : mobilité active, mobilité passive, force. Cette distinction simple rend votre raisonnement plus lisible et améliore la coordination avec le prescripteur.