MUSCULO-SQUELETTIQUE ▶ 5 min 13

Vidéo à venir

MUSCULO-SQUELETTIQUE · Examen/Bilan

Comment différencier un conflit sous-acromial d’une rupture de coiffe au cabinet

Pierre Fontaine Kinésithérapeute 5 min 13 13 Mai 2026
Ce que vous allez apprendre
  • Utiliser les tests cliniques sans les interpréter isolément
  • Repérer la discordance douleur-force-amplitude
  • Identifier les limites des tests de conflit sous-acromial
  • Structurer une conclusion utile pour le médecin traitant

Une épaule douloureuse peut sembler banale, mais l’examen devient vite flou si l’on empile les tests sans stratégie. Le risque est de conclure trop vite à un conflit sous-acromial ou de manquer une rupture de coiffe significative.

Pourquoi c’est difficile

Jobe, Hawkins, Neer, arc douloureux, testing de rotation externe : chaque test apporte une information partielle. Aucun ne suffit seul. La valeur clinique vient de leur cohérence avec l’histoire du patient.

La méthode en 3 temps

Observer la fonction — comparez amplitude active et passive. Une amplitude passive conservée avec perte active marquée évoque davantage une atteinte tendineuse ou neurologique qu’une raideur capsulaire.

Tester la force — recherchez une vraie faiblesse, pas seulement une inhibition douloureuse. Une perte nette en abduction ou rotation externe, surtout après traumatisme, doit faire discuter une rupture de coiffe.

Interpréter l’évolution — une douleur mécanique sans déficit majeur peut être traitée en rééducation. Une douleur nocturne intense, une perte de force persistante ou un échec bien conduit doivent faire réévaluer.

Ce que vous pouvez faire dès demain

Dans vos bilans d’épaule, séparez toujours trois lignes : mobilité active, mobilité passive, force. Cette distinction simple rend votre raisonnement plus lisible et améliore la coordination avec le prescripteur.